La cour d’école
J’ai revu mon école avec sa cour magique
Qui faisait oublier les griefs et les blâmes.
Nos jeux causaient souvent des tas de petits drames
Un genou éraflé, un trou dans la tunique.
Les filles sautillaient, poussant loin le palet
Pour être la première à atteindre le ciel
Tandis que les garçons méprisant la marelle
Tentaient avec le cuir d’agiter le filet.
Et lorsqu’on entendait tinter la grande cloche
Il y en avait toujours pour mimer Gavroche
Et faire que la partie dure plus longtemps.
Enfin en rang par deux sous l’arbre de Judée
Qui s’habille de fleurs lorsque nait le printemps
Nous gagnions la classe, armés pour la dictée.
Alain Humbert
21 mai 2026